Vir Dolorum et les symboles de la passion - Matteo di Pacino

Vir Dolorum et les symboles de la passion

Matteo di PACINO
(Florence - Florence 1374)

Tempera et or sur panneauhttp://www.galerieheim.fr/admin/modif_oeuvre.php?id_oeuvre=104#
H.0,164 m ; L.0,20 m
http://www.galerieheim.fr/admin/modif_oeuvre.php?id_oeuvre=104#

Provenance : Collection privée, Italie

Cette peinture constituait vraisemblablement la partie centrale d’une prédelle, ainsi que le suggèrent le fil horizontal du bois et le choix du sujet. Des prédelles similaires représentant des personnages à l’intérieur d’un tondo se retrouvent dans le polyptyque de la Vierge à l’Enfant et saints de Giotto (Bologne, Pinacothèque nationale (1)) et dans la Crucifixion de Jacopo di Cione (Londres, National Gallery (2)). Un autre fragment de la prédelle peut être identifié dans le Saint Jacques passé en vente chez Finarte Auction à Milan en 1967 (3) , et probablement situé à l’origine à la droite du panneau central. Il a en effet la même taille et la même forme, et présente une bande décorative similaire ainsi que des marques de poinçon identiques le long des bords internes du tondo. La Vierge de Douleur et saint Jean l’Evangéliste complétait très certainement la prédelle à l’instar d’une autre œuvre de Matteo di Pacino aujourd’hui conservée à la Pinacothèque Vaticane (4).

L’influence de Nardo di Cione, perceptible dans la forte caractérisation de la physionomie et dans la recherche plastique du modelé de la chair, suggère une exécution vers le milieu des années 1360. Le clair-obscur n’est plus schématique et les ombres ne sont plus uniquement concentrées autour des figures comme dans le Polyptyque Stroganoff daté de 1361 (Rome, Ordine di San Giovanni di Gerusalemme (5)), mais l’anatomie du corps du Christ est soulignée par de forts rehauts ; la chevelure n’a pas de définition graphique comme dans ses œuvres précédentes mais tombe délicatement le long des épaules.


Nous remercions Monsieur Miklos Boskovits pour avoir confirmé l’attribution à Matteo di Pacino et Monsieur Alberto Lenza pour la rédaction de cette notice.

(1) G. PREVITALI, Giotto e la sua bottega, Milano, 1967, fig. 506.
(2) R. OFFNER ; K. STEINWEG, A Critical and Historical Corpus of Florentine Painting, The Fourteenth Century. Sec. IV, Vol. III, Jacopo di Cione, Glückstadt, 1965, pl. IV.
(3) Finarte 1967, p. 60 n° 242.
(4) W. F. VOLBACH, Catalogo della Pinacoteca Vaticana, II, Il Trecento a Firenze e Siena, Città del Vaticano, 1987, fig. 80.
(5) A. LENZA, « Alcune novità su Matteo di Pacino », Arte Cristiana, n° 826, gennaio-febbraio 2005, p. 28 fig. 1.




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